lundi 4 mai 2015

L'Afrique en mode Mooc

Les universités francophones des pays en voie de développement entrent dans l’ère numérique, et montent des projets de Mooc, pour donner des cours en ligne de manière massive. Explications avec Pierre-Jean Loiret, responsable du numérique éducatif à l’AUF, l'agence universitaire de la francophonie.

L'agence universitaire de la francophonie est une association qui a pour mission principale d’organiser une collaboration entre les universités. Elle vient d’annoncer qu’elle apporte son soutien à la création de 5 Mooc (Massive online open courses) en Afrique francophone.

Regarder des vidéos

Ces cours massifs diffusé en ligne se développent partout dans le monde. Le plus souvent, il s’agit de regarder sur Internet des vidéos d’enseignants qui donnent des cours, puis de tester son niveau de compréhension grâce à des QCM, des questionnaires à choix multiples.
Pour l’instant le Mooc est essentiellement en ligne, et débouche sur un examen sur Internet, mais la certification se développe. Il s’agit dans ce cas d’organiser des examens classiques, dans les universités, à partir de cours suivis en ligne. Cela pourrait permettre d’obtenir des diplômes.

Problème d'accès à l'Internet haut-débit

Ces Mooc, c’est un élément de réponse à des problèmes très concrets, estime Pierre-Jean Loiret, responsable du numérique éducatif à l’AUF. « En France, environs 50% d’une classe d’âge accède à l’enseignement supérieur. En Afrique, c’est 9%, mais avec des grandes disparités. Les Mooc pourraient régler le problème des cours magistraux, qui pourraient se faire autrement que dans des amphis surpeuplés. »

Pour Pierre-Jean Loiret, le Mooc a beau être une avancée, cela ne peut pas tout résoudre : « Une fois le cours produit, il faut qu’il soit accessible, et cela pose d’autres problèmes, technologiques, de réseau, de bande passante, plus que d’équipement. »

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